Festival de Piano en péril

Concernant la pérennité d’un festival autour du piano qui a déjà fait ses preuves depuis plusieurs années à Lunel-Viel, les paroles du maire Jean Charpentier montre bien le climat  » artistico-politique  » qui règne dans sa commune.

Festival de Piano en péril

Pourquoi un festival musical comme celui d’un Piano sous les Arbres peut disparaitre du jour au lendemain, en fonction d’un changement d’équipe à la tête d’une ville dans l’Hérault ? Découvrez en exclusivité, l’interview de Jean Charpentier, le maire de Lunel-Viel et de son premier adjoint Fabrice Fenoy.

Climat artistico-politique

Le seul point d’ombre fût le message de Fabrice Fenoy, directeur du festival nous annonçant après le dernier concert, du risque de l’arrêt de ce festival suivant les résultats des élections municipales 2014. Entre Montpellier et Nîmes, si un festival comme celui venait à disparaitre, ce serait une catastrophe tant pour l’économie locale, que pour l’emploi des intermittents du spectacle qui sont à la base des spectacles. De tels lieux recevant des concerts accessibles à tous ne sont pas légion en France et encore moins en Languedoc.
Quel serait l’intérêt de supprimer une activité culturelle qui fonctionne et qui rapporte économiquement à la commune et aux habitants ?

Fin du festival

Au dire du maire actuel Jean Charpentier, l’opposition voudrait supprimer ce festival. Quid de cette décision qui revient avant tout aux habitants de Lunel-Viel, car cette fois ci, le vote de chacun aura un impact direct sur la culture de leur commune.

Vox populi Vox dei

C’est bien pour cela que le résultat des élections municipales 2014 pour Lunel-Viel pèsera lourdement au soir du dimanche 30 mars 2014, pour le maintien et la survie de ce festival comme les autres festivals et animations créés dans cette commune héraultaise. De toute évidence, cela montre que l’art et la culture peuvent devenir quelques fois otages de la politique.

Artistes de toute nationalité

De nombreux artistes de toute nationalité étaient présents pour cette édition 2013 de ce festival de piano qui connu un franc succès, comme à l’accoutumée.

Pascal Wintz (piano) pour Swinging Thirties.
Philippe Cauchi (piano) en compagnie de Gérarld Chateauzel (basse) et Lionel Martinez (batterie).
Lorenzo Manetti (piano) et Thomas Ustéri (violon) pour le Smoking Chopin.
Shai Maestro.
Sophie Arsénian et Philippe Alaire (piano)
Edna Stern (piano)
Nicolas Conte (piano-chant) dans une démonstration un peu déjantée de piano DanceFloor …
Pablo Campos (piano chant) en compagnie de Patrick Quillart (basse) et Jean Duverdier (batterie)

Le tout ponctué comme chaque année d’entremets musicaux par le bassiste chanteur Mark Brenner accompagné de ses fidèles compères musiciens que sont Thomas Drouart (piano) et Léon Schelstraete (batterie).

Michel Jonasz

Le point d’orgue de ce festival fût la présence de Michel Jonasz et de son pianiste complice, Jean Yves d’Angelo. Concert nocturne à guichets fermés avec 900 tickets vendus. On se bousculait dès l’ouverture pour avoir la meilleure place pour assister à cette magnifique représentation du chanteur français, très apprécié des spectateurs.

Au programme, des chansons et des refrains que le public ne s’est pas lassé de chanter, avec un Michel débordant de joie et d’humour à l’encontre de son fidèle pianiste qu’est Jean Yves d’Angelo. Il est vrai que l’humour fût omni-présent sur scène et que leur jovialité était partagée avec le public. Un réel sans faute pour ce concert de qualité, et l’intimité de ce lieu a donné une ambiance très particulière à cette soirée.

A propos de l'auteur

Thierry Jirkovsky Journaliste Reporter d'Images - Rédacteur en Chef

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