Référendum européen de 2005 : La classe politique a t-elle volé le vote des Français ?

Référendum européen de 2005 : La classe politique a t-elle volé le vote des Français ?
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Brexit – Frexit, tout n’est qu’une question de référendum

Même en France ou au Royaume Désuni, certains ont essayé et ont perdu ! Du coup le référendum reste un outil dangereux, à condition que ceux qui le demandent respectent la volonté des Français…  comme des Anglais.

D’ou cette question,  » Doit on tenir compte (ou non) de l’avis des Français par vote ou par référendum, quand on devient Président de la République ?  »

Le sentiment d’un vol politique est un grave sujet qui revient souvent lors de nos reportages. Les Français que nous rencontrons lors de nos reportages ont le sentiment que le référendum de 2005 leur a été volé par la classe politique de l’époque toute tendance politique confondue, (les extrêmes comme les partis traditionnels qui ont déjà gouverné le pays) en l’occurrence par le président Nicolas Sarkozy qui n’a pas tenu compte de la décision des Français qui ont pourtant répondu un non ferme à ce traité.

Europe : la classe politique a t-elle volé le vote des Français ?

Oui, nous avions osé poser cette question à l’époque en 2016 ! Nous gardions cette pépite dans notre sac en attendant la prochaine élection  européenne  qui chamboule actuellement le paysage médiatique français. Nous avons effectivement posé cette question de fond à un homme politique sur le sujet au centre du débat « Concernant le référendum de 2005, la classe politique a t-elle volé le vote des Français ? »

Si nous sommes assez franc du collier pour poser les questions en général qui peuvent déranger, nous en avons profité à l’époque pour en poser une de taille, (et toujours d’actualité en 2019), avec la venue en 2016 de Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI qui a bien voulu répondre à plusieurs de nos questions pour notre rubrique, Le 8 à la suite,  à la fin d’un de ses meetings dans l’Hérault .

Cependant, si les réponses du président de l’Union des démocrates et des indépendants peuvent apporter un semblant de réponses à ceux qui ont sans doute vite oublier ce moment néfaste pour notre actuelle république démocratique, beaucoup de Français sentent qu’ils ont été floués, trompés sur leur avenir européen en 2005.

Beaucoup de trop de scandales, de corruptions, et d’affaires défrayant les chroniques, montre un monde opaque européen entouré de lobbyistes à la solde des grandes firmes mondiales, cela aux détriments des citoyens. La preuve de ce grognement en est bien sur ce mouvement des gilets jaunes que personne n’a vu venir et qui finalement surgit du mécontentement des français, subissant depuis plusieurs mandats présidentiels une politique de taxations à n’en plus finir.

Quand on voit ce qu’est devenu l’Europe et ses dirigeants … la réponse donnée par Jean-Christophe Lagarde, numéro 1 de l’UDI vous satisfait elle ?
Telle est la question que nous vous posons, chers internautes.

Le vote européen, un étrange paradoxe

À la question « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l’Europe ? », le « non » a recueilli 54,68 % des suffrages exprimés » et pourtant personne n’a crié au scandale. On a vite enterré ce moment disgracieux pour cette sois disante démocratie européenne qui n’a finalement que le nom. Et pourtant le Non l’a emporté ! Le pouvoir en place détenu à l’époque par la droite de Jacques Chirac, puis celle de Nicolas Sarkozy, n’a pas tenu compte de l’avis des Français …

Du coup l’on essaye de refaire voter les Anglais qui eux aussi ont donné leurs avis sur la sortie de l’union européenne. Etrange paradoxe qui montre que si le vote ne va pas dans le sens des dirigeants de l’EU, on ne tient pas compte de l’avis de ceux qui croient en une démocratie, les traitant des pires insultes.

Election européenne, un risque journalistique ?

Européen convaincu de père Tchécoslovaque et d’arrière grand mère allemande, j’ai eu la chance de naitre du bon coté de l’Europe en France en 1960.

Ce n’était pas le cas pour ma famille paternelle resté prisonnière de l’autre coté du mur dans la liberté idéologique des communistes soviétiques. Si depuis la chute du Mur, l’Europe me permet à moi et à ma famille réunis depuis, beaucoup d’avantages à la libre circulation et à une stabilité interne de conflits guerriers, (je n’oublie pas le Kosovo), il en résulte que cette vision de l’union européenne avec ses pratiques non démocratiques me dérange au plus haut point. Feu Philippe Seguin nous avait prévenu, mais personne n’en a tenu compte.

Il suffit pour comprendre cette déception de voir que certaine choses vont à contrario d’une stabilité entre les peuples de l’Union, comme  simplement la tva qui n’est pas au même taux dans chaque pays, ou la libre circulation de produits interdits en France, que l’on retrouve très facilement de l’autre coté de la frontière en Espagne, ou encore de la vague d’immigration non choisie que subit l’Europe pour certains alors que d’autres y voient leurs chances de survies politiques. Ne soyons pas dupes, l’Europe va mal, très mal !

Pour ou contre l’Europe finalement ?

Bien sur, il n’est pas question de rejeter en block cette Europe de 27, face à de grandes puissances économiques comme la Chine, la Russie, l’Inde ou les USA, mais au contraire d’apporter une vision plus démocratique de l’outil européen qui nous est offert. Faut il sortir ou bloquer cette Europe technocratique, je n’apporterais pas ma réponde sur ce billet, ceci ne me concernera que moi dans l’isoloir, mais je me pose quelques doutes sur l’impartialité du CSA aux ordres de l’exécutif concernant le temps de parole des petites listes sur les médias Mainstream télévisuels.

Beaucoup de nos confrères se retrouveraient à coup sur dans un placard (non doré) voire au chômage, s’ils leurs prenaient l’indélicate envie de poser cette question de fond sur le référendum qui reste malgré tout source de beaucoup de maux actuels. Forcément, quand un homme politique est propriétaire d’un grand nombre de journaux de la PQR dans le sud, on peut se poser la question sur la probité de l’information.

Car devant le climat actuel de notre profession face à l’exécutif, il serait de mauvais aloi de poser de telles questions aujourd’hui. Ce n’est pas un jugement, c’est un fait.

Pour en savoir plus sur le référendum de 2005 et les chiffres, veuillez trouver l’information sur wikipédia

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