Deux Gardois interpellent Ségolène Royal

Comment attirer l’attention de la ministre de l’écologie Mme Ségolène Royal en septembre 2014 qui, depuis son arrivée dans le gouvernement, ne répond à aucune lettre envoyée par des Languedociens ? Mépris, manque de démocratie participative, mutisme, silence radio, déni de démocratie …   Tels sont les mots de deux Languedociens d’Alès …  Claude Taton et Sébastien Espagne,deux Gardois membres du collectif anti gaz de schistes BastaGaz Alès, vis à vis de la ministre Ségolène Royal, mais également de la classe politique française. Découvrez ci-dessous notre analyse sur la suite de ce dossier silencieux.

Les politiques sont ils déconnectés des français ?

« Comment peut on croire en septembre 2014, que les gaz de schistes soient une manne providentielle pour notre pays »  commente Sébastien Espagne, qui ne ménage pas ses propos vis à vis de la ministre Ségolène Royal, « alors que par expérience aux Etats Unis, il est facile de montrer et de prouver le contraire, avec les conséquences écologiques, animales et humaines que l’on connait.

Pourquoi un tel silence ? Que cache cette façon de procéder avec les citoyens français ? Pourquoi une société (Diamoco Energy) demande-t-elle une prolongation de permis alors qu’elle n’est pas titulaire de ce permis ? Que se trame t’il dans ce ministère pour ne pas répondre aux demandes écrites des languedociens ? Autant de questions que les membres du collectif se posent quand on voit le remue ménage sur les permis d’explorations dans le ministère de l’écologie.

Mutisme et autisme sont ils les deux pôles de la communication Hollande en 2014.
Alors que le dialogue était présent entre les collectifs et les anciens ministres … à savoir Nicole Bricq, (non reconduite dans ses fonctions dans le gouvernement de Manuel Valls 1), Delphine Batho ( relevée de ses fonctions de ministre par le président de la République sur proposition du Premier ministre, suite d’un désaccord sur la politique budgétaire du gouvernement), puis Philippe Martin (non reconduit également dans ses fonctions dans le gouvernement de Manuel Valls 1, le silence radio est de mise depuis l’arrivée de l’ex femme du président de la république François Hollande.

Mutisme complet de la part de toutes les autorités depuis l’arrivée de Mme Royal au gouvernement en avril 2014.

Vu les problèmes liés à l’extraction des huiles et des gaz non conventionnels, nous ne pouvions pas accepter de publier ainsi juste le communiqué de presse donné aux autres médias pour la conférence de presse de Bastagaz. L’enjeu local est trop grave pour laisser uniquement une réaction morne à des politiques parisiens et notre équipe de rester ainsi dans l’expectative face au collectif BastaGaz, sans chercher à comprendre le fondement de cette dossier, dossier sensible qui présente de nombreux silences de la part du ministère de l’écologie en la personne de la ministre, Ségolène Royal, mais également de la part du Préfet du Gard Monsieur Didier Martin et de Monsieur Damien Alary président du Conseil Général et vice président du Conseil Régional du Languedoc Roussillon.

Silence Gardois
Depuis cette demande de prolongation, le collectif Basta!Gaz Alès a sollicité la Préfecture du Gard pour obtenir des informations sur les aspects juridiques de cette mutation et la validité de cette demande. En Juillet 2014, ce collectif a interpellé, par lettre, le président du Conseil Général du Gard pour l’informer de la situation et lui demander d’intervenir auprès de la ministre pour qu’il soutienne notre demande. Parallèlement au cours de l’été, deux de nos députés Fabrice Verdier et Christophe Cavard ont demandé auprès de la Ministre, que cette prolongation soit rejetée. Madame Geneviève Blanc, conseillère générale du Gard a également interpellé en Août le Préfet pour avoir des précisions sur la nature de cette prolongation.  Silence complet !

Action versus (non) Réaction
C’est pourquoi la venue de nos caméras avant l’heure était indispensable pour capter et diffuser sur notre chaîne une interview de manière que l’information puisse remonter sur le web mais aussi dans toutes les rédactions télévisuelles de France et de Navarre. Nous avions compris il y a quelques années que les enjeux financiers liés à l’exploration et à l’extraction des hydrocarbures non conventionnels en languedoc, résulteraient de problèmes conflictuels et seraient toujours présents tant que cette histoire ne sera pas réglée par une refonte du code minier. « Si une ministre ne répond pas, elle a effectivement le droit de ne pas être d’accord, mais c’est un réel mépris de sa part envers les français de ne pas répondre à nos lettres » continue de m’expliquer Sébastien Espagne. « Elle en tirera les conséquences des futurs reprises de dialogues, » qui seront sans nul doute légèrement acides telle une remontée gazeuse, vu son manque de respect envers les collectifs et surtout vis à vis de l’ensemble des habitants des régions qui constituent ces collectifs.

Tractation(s) des lobbies
A savoir que certains députés et sénateurs du Gard et d’Ardèche recoivent régulièrement de nombreuses propositions des pétroliers afin d’être  » plus souple  » sur des futures lois pour l’avenir. « Il ne faut surtout pas relacher la surveillance d’un iota me confiait » il ya quelques années un sénateur, car cela est et reste très dangereux. Les lobbies pro-gaz de schistes redoublent d’effort pour promouvoir leur implémentation, et vu leurs communications ces derniers temps sur les médias et réseaux sociaux, on découvre un mouvement de fraternité et d’amitié dans le monde, finissant de s’unir entre eux avec gros appuis financier pour d’éventuels achats de consciences des politiques en place … tout un programme ! Comme quoi, les conséquences des tractations entre pétroliers et politiciens peuvent entrainer très vite le réveil des Ardéchois et des Gardois dans la rue pour préserver leur environnement et leur qualité de vie. Et nous comprenons de ce fait l’inquiétude du collectif Bastag Alès en Languedoc-Roussillon.

Nicolas Sarkozy et la loi Jacob en septembre 2014.
Le sujet des gaz de schistes est toujours d’actualité, puisque hier jeudi 25 Septembre 2014, pendant son premier meeting de retour dans le nord de la France, en vue des élections présidentielles de 2017, l’ex président Nicolas Sarkozy a cité les gaz de schistes comme réserves françaises d’énergie, alors qu’il a abrogé lors de sa mandature en 2011, trois permis d’explorations qui avaient suscité de nombreuses manifestations sur Villeneuve de Berg en Ardèche, à Nîmes et dans de nombreuses autres villes de France.

Effet de comm (unication) …
Est ce une nouvelle façon de communiquer pour se faire entendre de ses adversaires que de reposer sur la table, l’exploitation des gaz de schistes comme solution contre le chômage ?
« Alors que le chômage ravage tant de nos territoires et tant de nos familles, je ne peux pas accepter que les Etats-Unis soient devenus du point de vue de l’énergie indépendants grâce au gaz de schiste et que la France ne puisse pas profiter de cette nouvelle énergie» dixit l’ancien président.

Pourtant si l’on compare la presse d’aujourd’hui et celle de 2011, la diatribe n’est pas la même … Nous renvoyons Monsieur Sarkozy à ses propos de l’époque (voir article du Journal Le Parisien de décembre 2011). Bref … un bel enjeu électoral en quelque sorte … à la manière de  » Fait ce que je te dis, ne fait pas ce que je fais « .  Quand au long silence de la Ministre de l’Ecologie Ségolène Royal … pas mieux !

Quand on vous dit que les politiques sont déconnectés des français …

Affaire à suivre …

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